samedi 24 août 2013

RSE : Conditions de travail, comment Nike s'est refait une virginité

Le géant de la basket a longtemps été le symbole des mauvaises conditions de travail. 
Il n'y a pas si longtemps, Nike était encore dénoncée publiquement pour ses pratiques de travail, à tel point que l'image de la société et les ventes en avaient grandement souffert.


L'effondrement d'une usine au Bangladesh en avril dernier a servi de rappel : si Nike a réussi à redorer son blason, ses techniques de production n'ont pas vraiment évolué.

Nike a été l'une des premières entreprises contestées pour la simple raison qu'elle était la plus florissante. Son modèle commercial consistait à sous-traiter la fabrication de ses produits et dédier l'argent économisé à des campagnes de marketing agressif.


La marque a restauré son image. Certes, elle n'a pas totalement réussi à rendre ses usines parfaites mais on ne peut nier que l'entreprise a accompli l'un des revirements les plus impressionnants de ces dernières années.
Observant une hausse des prix et une organisation accrue de la main d'œuvre en Corée et à Taiwan, Nike commence à inciter ses contractuels à s'installer en Indonésie, en Chine ou au Vietnam.

Depuis la révélation de ses pratiques, Nike a créé un service interne consacré à l'amélioration des conditions de vie des employés des usines. 
Nike a également chargé le diplomate et militant Andrew Young d'examiner ses pratiques de travail à l'étranger. Toutefois, le rapport de celui-ci est jugé trop complaisant.
Le véritable changement de cap débute en mai 1998 alors que le PDG de l'époque, Phil Knight, déclare dans un discours : "Les produits Nike sont devenus les emblèmes des salaires de misère, des heures supplémentaires forcées et des abus arbitraires. Je crois sincèrement que le consommateur américain n'a aucune envie d'acheter des produits fabriqués dans de telles conditions."

Depuis 2005, l'entreprise communique ses engagements, ses standards et les données de ses audits dans le cadre de ses rapports RSE.
Malgré tout, le mouvement de transparence n'empêche pas le signalement quotidien d'abus, de salaires encore trop faibles ou de cas tragiques comme celui du Bangladesh.

Source ; d'après l'article de  Max Nisen. Traduction par Joséphine Dennery, JDN
Voir l'article original : How Nike Solved Its Sweatshop Problem
Mots clés : conditions de travail, Bangladesh, image de marque, vêtements, sport



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