Blog sur l'actualité du DD et de la RSE, animé par Françoise Marie LEMOINE
lundi 5 août 2013
dimanche 4 août 2013
FLASH : Moratoire MON 810, "erreur manifeste d'appréciation"
Moratoire MON 810 : la France "a commis une erreur manifeste d'appréciation" selon le Conseil d'Etat
Appelé à se prononcer sur la légalité de l'arrêté français interdisant la mise en culture du maïs OGM MON 810, le Conseil d'Etat a invalidé le texte. L'Etat prévoit de présenter un nouveau dossier avant les semis de 2014.
Appelé à se prononcer sur la légalité de l'arrêté français interdisant la mise en culture du maïs OGM MON 810, le Conseil d'Etat a invalidé le texte. L'Etat prévoit de présenter un nouveau dossier avant les semis de 2014.
Source : Actu-Environnement.com, 01 août 2013
FLASH : affichage du DPE obligatoire
L'affichage du DPE est obligatoire dans les établissements recevant du public de plus de 500 m2.Depuis le 2 janvier 2008, l'affichage du diagnostic de performance énergétique (DPE) est obligatoire dans le hall d'accueil des établissements recevant du public (ERP) de catégorie 1 à 4, dont la surface (SHON) était supérieure à 1.000 m².
Le DPE affiché contient les mêmes informations que le DPE réalisé pour la vente, la location ou la construction d'un bâtiment. Ces informations s'adressent au public, aux occupants et également au gestionnaire du bâtiment. C'est la consommation réelle d'énergie qui est indiquée, et non une consommation conventionnelle calculée.
Actu-Environnement.com, 01 août 2013
FLASH : Reach, l'Echa publie un tableau des restrictions
Le règlement Reach permet en effet de restreindre et/ou d'interdire, après évaluation, la fabrication, une ou plusieurs utilisations, et/ou la mise sur le marché d'une substance dont le volume de fabrication ou d'importation est inférieur à une tonne par an. Les restrictions sont suggérées par les États membres ou par l'Echa.
Source : Actu-Environnement.com, 01 août 2013
FLASH : Gaspifinder.com lutte contre le gaspilage alimentaire
Gaspifinder.com est un moteur de recherche participatif permettant de vérifier les dates de consommation "réelles" des denrées alimentaires. Son objectif est ainsi de réduire le gaspillage alimentaire. Le site dispose à ce jour d'une base de données de plus d'un million de produits.
Avant de jeter un produit dont la date limite de consommation est dépassée, l'internaute "peut consulter les données de consommation renseignées par les internautes. Il peut ainsi disposer de données utiles pour savoir s'il peut réellement le consommer ou non", explique la start-up française Gaspifinder.
Rallonger les dates de péremption figure parmi les mesures du pacte national, présenté le 14 juin, visant à réduire de moitié le gaspillage alimentaire d'ici 2025, en associant les acteurs de la chaîne : producteurs, grande distribution, restauration collective, associations d'aide alimentaire, consommateurs…
Le Pacte prévoit de remplacer la mention "DLUO", date limite d'utilisation optimale - trop souvent confondue avec la date de péremption par les consommateurs - par la mention "à consommer de préférence avant..." en décembre 2014.
Rallonger les dates de péremption figure parmi les mesures du pacte national, présenté le 14 juin, visant à réduire de moitié le gaspillage alimentaire d'ici 2025, en associant les acteurs de la chaîne : producteurs, grande distribution, restauration collective, associations d'aide alimentaire, consommateurs…
Le Pacte prévoit de remplacer la mention "DLUO", date limite d'utilisation optimale - trop souvent confondue avec la date de péremption par les consommateurs - par la mention "à consommer de préférence avant..." en décembre 2014.
Source : Actu-environnement.com, 01 août 2014
vendredi 2 août 2013
ENERGIE : Nucléaire, où seront construits les prochains réacteurs ?
73 nouvelles centrales seront construites dans quinze pays d'ici 2018.
Découvrez où et quand grâce à cette infographie interactive.
Contesté et redouté, le nucléaire n'en a pas moins de beaux jours
devant lui : 73 réacteurs auront finis d'être construits d'ici 2018 dans
quinze pays d'Amérique, d'Asie et d'Europe (si les trois projets au
Japon ne sont pas annulés suite à Fukushima).
La Chine, comme
souvent, se détache : pas moins de 32 nouveaux réacteurs sortiront d'ici
six ans. Huit seront construits en 2013, contre sept dans le reste du
monde cette année-là. Autres acteurs importants : la Russie (10 d'ici
2018), l'Inde (7) et la Corée du Sud (5). La France se contente du
projet de l'EPR à Flamanville. Le réacteur de nouvelle génération doit
commercialiser sa production en 2016.
Aujourd'hui, la planète compte 435 réacteurs nucléaires, selon la World
Nuclear Association, répartis dans 32 pays (dont Taiwan) et qui
pesaient, en 2011, 13,5% de l'électricité mondiale. En six ans, le
nombre de réacteurs fera donc un bond de 17% (si aucun ne ferme d'ici
là).
Et il ne s'agit que des 73 déjà en construction. La World Nuclear
Association comptabilise en tout 160 nouveaux réacteurs planifiés (dont
13 aux Etats-Unis) et plus de 320 projets qui attentent d'être
approuvés. Soit 480 réacteurs supplémentaires potentiels.
Source : JDN, 24 avril 2013
ENERGIE : Comment Fukushima a fait baisser les prix des maisons allemandes
La catastrophe de Fukushima a eu des conséquences directes sur le marché
immobilier allemand autour des centrales nucléaires. C'est le résultat
d'une étude publiée ce mardi dans les Ruhr Economic Papers de l'université de Bochum.
Les trois auteurs ont observé l'évolution du prix de l'immobilier
autour des centrales allemandes avant et après la catastrophe pour en
évaluer l'impact. Leur conclusion est sans équivoque. En voici un aperçu.
- Baisse des prix de 5,9 % dans un rayon de 5 km depuis mars 2011;
- Forte crainte d'une catastrophe : A l'été 2011, 70 % des Allemands jugeaient qu'un désastre comparable à celui de Fukushima pouvait également se produire dans leur pays;
- Des impacts économiques significatifs : Une baisse des prix nettement plus élevée (-10,8 %) autour des huit réacteurs fermés a été constatée dès août 2011;
Tout ceci rappelle la puissance et la réalité de l'effet papillon.
Source : D'après latribune.fr, 30 juillet 2013
ECO-CONCEPTION : Des Renault électriques dans les allées du château de Versailles
Trois petites berlines Zoé sont utilisées pour les déplacements des
services et assurer la liaison entre les sites des domaines nationaux
de Versailles et de Marly. Dix fourgonnettes Kangoo Z.E. sont entre les
mains des jardiniers et conservateurs qui transportent statues, plantes
et outillage. Dix quadricycles Twizy permettent en outre aux agents de
sécurité d'intervenir rapidement et d'accéder aux allées étroites.
Petit clin d'œil : les visiteurs pourront découvrir un quadricycle Twizy
version " carrosse", reprenant la décoration du carrosse dit « du
Dauphin », futur Louis XVII.
En conséquence, une trentaine de bornes de recharge électrique ont été implantées sur l'ensemble du domaine national de Versailles.
Depuis la sortie
fin 2011 de son premier modèle, l'utilitaire Kangoo ZE, Renault a écoulé environ 30.000 véhicules électriques. Le Twizy, produit en Espagne, est actuellement le modèle électrique
Renault le plus populaire, avec environ 11.000 unités vendues depuis
début 2012. Quant à la petite Zoé, produite à Flins et
lancée au printemps, elle cumule 5.000 ventes, selon le communiqué de presse du constructeur automobile.
Source : d'après latribune.fr, Alain-Gabriel Verdevoye, 29/07/2013
Visuel : Renault Twizy Château de Versailles. Image © Renault
SOCIAL : Concours ANRU, l'engagement pour les quartiers
L'ANRU et la Fondation Agir Contre l'Exclusion (FACE) lancent la 3ème édition du concours "S'engager pour les quartiers".
Ce
concours récompense des projets qui favorisent durablement le
développement économique et la cohésion sociale des quartiers. Le concours identifie des projets et actions facteurs de renouveau économique et social
dans les quartiers rénovés ou en cours de rénovation urbaine,
développés par des associations, des collectivités locales, des
établissements publics et des entreprises.
5 Prix sont décernés et récompensés par une dotation de 10 000 euros chacun :
- Prix : Innovation sociale et sociétale, parrainé par GDF Suez.
- Prix : Création d'activité et développement économique, parrainé par l'Acsé.
- Prix : Insertion professionnelle, parrainé par Terre plurielle.
- Prix : Vie quotidienne et lien social, parrainé par l'USH.
Le Grand Prix Anru est sélectionné parmi les 4 lauréats et reçoit une dotation supplémentaire de 10 000 euros.
Sont partenaires de l’opération : L’Acsé (Agence nationale pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des Chances), l’USH (Union Sociale pour l’Habitat), GDF SUEZ, Terre Plurielle, Fondation d’entreprise de Bouygues Construction et la Fondation MACIF.
La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 5 septembre 2013. Dossier téléchargeable sur le site : http://www.anru.fr
ENVIRONNEMENT : Alerte de la FAO sur les pesticides
La FAO interpelle les pays en développement sur la dangerosité des pesticides
"Un consensus s'est dégagé entre les organisations internationales
sur les substances hautement toxiques qui ne devraient pas être à la
portée des petits agriculteurs qui n'ont ni les connaissances, ni les
pulvérisateurs, ni les vêtements de protection, ni les installations de
stockage pour pouvoir les gérer de façon adéquate", rappelle la FAO
qui recommande par conséquent aux gouvernements des pays en
développement de retirer au plus vite les pesticides très dangereux du
marché.
La FAO rappelle l'existence d'un code de bonne conduite international
sur la gestion des pesticides adopté par ses pays membres. Ce code
stipule que l'interdiction d'une substance peut être envisagée si les bonnes pratiques commerciales sont insuffisantes pour garantir son innocuité.
Source : Actu-Environnement.com, Florence ROUSSEL,
ENVIRONNEMENT : Pollution des eaux par les nitrates, le projet d'arrêté en consultation
Le ministère de l'Ecologie soumet à consultation publique jusqu'au 10 septembre le projet d'arrêté relatif au programme d'actions national visant à réduire la pollution des eaux par les nitrates d'origine agricole dans les zones vulnérables.
Ce texte s'inscrit dans un contexte de contentieux communautaire. En effet, la France a été condamnée
en juin 2013 par la Cour de Justice de l'Union européenne pour mauvaise
application de la directive 91/676/CEE dite directive"nitrates". Le
premier contentieux porte sur l'insuffisance des délimitations des zones
vulnérables, le second sur l'insuffisance des programmes d'actions qui
s'y appliquent.Le projet d'arrêté complète ainsi le programme d'actions national, entré en vigueur en septembre 2012, avec pour objectif de répondre aux exigences européennes.
Le projet de texte complète d'une part l'arrêté du 19 décembre 2011 relatif au programme en fixant le contenu des trois mesures "non encore arrêtées" relatives
aux conditions particulières de l'épandage en zone vulnérable aux
nitrates, et au maintien d'une couverture végétale pour limiter les
fuites d'azote pendant les périodes pluvieuses. La troisième mesure
concerne la mise en place et le maintien d'une couverture végétale
permanente le long de certains cours d'eau et plans d'eau de plus de dix hectares. [... ]
L'arrêté vise d'autre part à modifier certaines prescriptions de l'arrêté du 19 décembre 2011 pour "répondre à certains griefs formulés dans le cadre du contentieux"
notamment sur la définition de capacités de stockage minimales par type
d'élevage (exprimées en mois de stockage) et l'actualisation des normes
de production d'azote épandable par les herbivores autres que les
vaches laitières. Pour la période du 1er septembre 2013 au 31 août 2014,
"une valeur de 95 kg d'azote/an/vache s'applique aux élevages ayant
plus de 75% de surface en herbe dans la surface fourragère principale", précise le texte.
Ce projet d'arrêté a fait l'objet d'un avis de l'Autorité environnementale, publié le 11 juillet, qui a alerté d'un risque d'inefficacité du programme national nitrates faute de contrôle.
Ce projet d'arrêté a fait l'objet d'un avis de l'Autorité environnementale, publié le 11 juillet, qui a alerté d'un risque d'inefficacité du programme national nitrates faute de contrôle.
SENSIBILISATION : Des produits ludiques pour sensibiliser les jardiniers à la protection intégrée
Pour initier et sensibiliser ces jardiniers amateurs à la lutte biologique, Biotop propose aussi une sélection de produits ludiques qui allient découverte et pédagogie. Par exemple, des kits d'élevage permettent d'observer et de comparer le cycle de vie de deux prédateurs naturels du puceron, ou bien du matériel pour attirer les coccinelles, puis les « loger » pendant leur hibernation.
Biotop a été créée en 1985, dans le prolongement d'une coopération avec l'Inra visant à mettre au point une méthode de lutte biologique contre la pyrale du maïs par l'utilisation des Trichogrammes. Aujourd'hui, la PME a réussi à faire de l'élevage d'insectes une production industrielle, s'appuyant sur deux biofabriques, à Livron-sur-Drôme (26) et Valbonne (06).
Source : Campagne et Environnement, E. P. - 1er juillet 2013
Visuel : ppivo.20six.fr
jeudi 1 août 2013
ENVIRONNEMENT : L’incinération des déchets, un peu plus que de la fumée:
L’incinération des déchets connaît les plus grandes difficultés pour
sortir de son image de « feu de poubelles ». Pourtant depuis
l’imposition de normes strictes de filtrage et de dépoussiérage et grâce
au progrès technique, l’incinération est passée du rang des pollutions
atmosphériques à celui des énergies renouvelables, notamment lorsqu’il
s’agit de traiter des flux de déchets en augmentation.
L’incinération des déchets connaît les plus grandes difficultés pour
sortir de son image de « feu de poubelles ». Pourtant depuis
l’imposition de normes strictes de filtrage et de dépoussiérage et grâce
au progrès technique, l’incinération est passée du rang des pollutions
atmosphériques à celui des énergies renouvelables, notamment lorsqu’il
s’agit de traiter des flux de déchets en augmentation.
Aux premiers âges de l’incinération industrielle, dans les années 1960,
elle était seulement un moyen rapide et pratique de se débarrasser de
monceaux de déchets résultant du développement de la consommation de
masse. Dans les années 1980 et 1990, les débuts de prise en compte des
enjeux environnementaux ont amené les pouvoirs publics à légiférer sur
l’incinération : valorisation de la combustion et des déchets
d’incinération, et réglementations sur les normes maximales admissibles
de polluants dans les fumées rejetées dans l’atmosphère, par exemple.
Santé et gestion des résidus d’incinération
Dès 1992, Gérard Bertoli,
directeur de recherche au CNRS, écrivait que « les déchets résultant de
la production et de la consommation entraînent un coût social et des
effets externes de moins en moins tolérés ». Les préoccupations des
populations se sont tout d’abord portées sur les effets à long terme sur
la santé des personnes vivant à proximité ou installées sous les vents
dominants des centrales d’incinération. Autant un lien est avéré entre
certaines pathologies et l’exposition aux fumées d’incinération dans les
années 1970 et 1980, autant les nouvelles réglementations en la matière
ont fait disparaître ce risque. Selon une étude de 2008 intitulée « Données épidémiologiques récentes sur les effets sanitaires des installations de traitement des déchets ménagers et assimilés », « les
niveaux de risques apparaissent fortement liés à l’ancienneté des
installations et ne semblent pas concerner les unités de traitement
répondant aux nouvelles normes de rejets, notamment pour les dioxines
[…] Suite au renforcement des obligations réglementaires, les risques
encourus autour de ces centres ne semblent pas préoccupants ». [...]
Les rejets dans l’atmosphère sont limités par la directive
n° 94/67/CE1 du 16 décembre 1994, renforcée en 2005. Une fois filtrées,
les fumées génèrent encore deux types de déchets : les poussières de
combustion et les produits chimiques souillés qui ont permis la
filtration, le tout constituant les REFIOM (résidus de fumées
d’incinération des ordures ménagères). Ces déchets sont ensuite
retraités au sein d’une filière séparée.
Depuis 2005, la France a fait de gros efforts pour mettre aux normes
environnementales et techniques l’ensemble de ses centrales. Celle
d’Ivry-sur-Seine, plus importante de France en termes de volume traités,
a notamment fait l’objet d’investissements de plus de 50 millions
d’euros entre 2005 et 2011 pour permettre une filtration à plus de 99%
des fumées.
Lire l'intégralité de l'excellent article de Lisa Donnadieu, posté sur CDURABLE.info, le 31 juillet 2013.
Visuel : maxisciences.com
EVENEMENT : World Forum Lille 2013, Save the date !
Le prochain Forum Mondial de l’Economie Responsable se tiendra du 23 au 25 octobre 2013 au Palais des Congrès de Lille. le thème retenu pour cette édition "la conduite du changement" promet des débats passionnés entre conférenciers et participants.
Ce 7ème World Forum Lille entend montrer cette année comment des
entreprises réussissent, avec leurs parties prenantes, à initier un
changement maîtrisé et à se projeter dans de nouveaux modèles qui
répondent aux défis de notre temps.
Quatre thématiques seront explorées :
- Changer le modèle de l’entreprise : redéfinir sa mission, sa raison d’être, sa place dans la société, sa relation et sa coopération avec ses territoires d’implantation, et en conséquence revoir son organisation.
- Changer les relations avec le consommateur : Instaurer le dialogue, chercher la concertation, revoir les offres, travailler sur la durabilité des produits, sur leur accessibilité, leur pertinence.
- Changer les pratiques d’affaires : reconsidérer les liens avec ses clients, fournisseurs et partenaires commerciaux, s’assurer de la loyauté des pratiques et faire preuve d’éthique.
- Changer le management des hommes : repenser les organisations du travail, faire fructifier le potentiel des collaborateurs, augmenter la diversité, grandir ensemble.
L'événement se terminera le 25 octobre par une "Journée spéciale Transition" d’un territoire autour du projet de
Troisième Révolution Industrielle en Nord-Pas de Calais, avec Jeremy
Rifkin.
Pour tout savoir sur le Forum : www.worldforum-lille.org
Source : D'après CDURABLE.info, posté par
David Naulin, Cyrille
AIR : Charmex traque la pollution en Méditerranée
L'opération de mesure de la pollution au-dessus de la Méditerranée dure du 10 juillet au 10 août.
Deux avions de recherche, des ballons de
mesure, un voilier, cinq stations au sol en Corse, en Sicile et dans les
Baléares… Des moyens exceptionnels sont déployés afin de dresser un
bilan de santé de l’atmosphère en Méditerranée occidentale.« Une campagne d’une telle ampleur est une première dans ce bassin situé à la confluence de plusieurs déversoirs naturels de la pollution continentale : la vallée du Pô et celle du Rhône au Nord, le Sahara et ses poussières en suspension au Sud. Dans ce creuset, un grand nombre de réactions chimiques reste à interroger », explique Éric Hamonou, chargé de ce projet coordonné par le Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE).
En étudiant les liens entre conditions climatiques et pollution de l’air, le but est notamment d’évaluer les conséquences du dérèglement du climat sur la qualité de l’air. Le CNRS, le CEA, Météo France, le Cnes et l’Université de Corse figurent parmi les nombreux participants à cette opération budgétée à hauteur de 2 millions d’euros.
Source : environnement-magazine, 19 juillet 2013
Visuel : corsenetinfos.fr
EAU : des pesticides presque partout
La présence des pesticides dans les cours
d’eau français est quasi généralisée avec plus de 90 % des points de
mesure touchés. La conclusion de l’étude publiée par le CGEDD est sans
appel.
Et si les pesticides ne sont pas sources de
dépassement importantes des normes leurs concentrations en hausse
apparaissent préoccupantes. La contamination en 2011 révèle une plus
grande diversité des substances puisque 19 % des points représentent
plus de 20 pesticides différents quantifiés. Parmi les quinze substances
les plus présentes on trouve en majorité des herbicides et leurs
dérivés avec en tête l’AMPA (métabolite de l’herbicide glyphosate)
devant le glyphosate et l’atrazine. Près de 70 % des points présentent
une concentration moyenne en pesticides inférieure à 0.5 microgrammes/l.
Les points au-delà se situent dans les régions céréalières, de
maïsiculture ou de viticulture notamment dans le bassin parisien, le
sud-ouest et le long du Rhône. 17 points présentent une moyenne annuelle
supérieure à 5 microgrammes/l en zones de grande culture dans le nord
de la France, du bassin parisien et du sud-ouest. Enfin 7 % des points
sont exempts de pesticides sont majoritairement situés dans les régions
peu agricoles dans le quart sud-est et l’Auvergne. Globalement seuls 4 %
des points suivis dépassent la norme. La situation est beaucoup plus
préoccupante en outre-mer notamment en Martinique et en Guadeloupe où 74
% des points dépassent la norme. Les Dom se distinguent aussi par la
présence de fongicides ou insecticides quasiment absents en métropole.
Le chlordécone interdit depuis 1993 reste le produit le plus quantifié
mais avec des concentrations stables ou plutôt en baisse.
Côté eaux souterraines, la situation est meilleure même si à
l’exception de la Corse aucun secteur mesuré n’est épargné par les
pesticides décelés sur 63 % des points de mesure de France
métropolitaine et 57 % dans les Dom. 37 % des points de suivi présentent
une contamination relativement faible avec des concentrations
inférieures à 0.1 microgramme/l. La majorité des points qui présentent
des concentrations de 0.5 microgramme à 5 microgrammes/l sont situés au
nord de l’Hexagone, dans le couloir rhodanien, en Poitou-Charentes, le
long des cours d’eau d’aquitaine et en Martinique.
Visuel : paca.developpement-durable.gouv.fr
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